Le baby blues , aussi appelé « syndrome du 3ème jour », apparaît entre 3 et 10 jours après l’accouchement.
Il s’agit d’une réaction transitoire qui s’explique par des changements physiologiques (chute hormonale importante - le taux de progestérone diminue radicalement), une augmentation du stress et un manque de sommeil important.
80% des femmes seraient concernées par ce trouble et les symptômes varient : irritabilité, anxiété, tristesse, sauts d’humeur, pleurs, etc.
C’est un véritable orage hormonal, émotionnel et existentiel.
Le baby blues n'est pas pathologique. Selon les psychiatres, ce serait même une étape utile pour marquer la fin de la grossesse, et le début de la maternité.
A la différence d’une dépression post partum, les symptômes du baby blues ne durent que quelques jours et disparaissent sans intervention particulière.
Cette dépression passagère permettrait également à la maman de faire le deuil de l'état fusionnel dans lequel elle vivait avec son bébé.
Vous l’aurez compris, le baby blues est un état passager.
Mais avant de le vivre, nous ne savons pas réellement comment nous allons le traverser. Et souvent, notre conjoint n’est pas du tout informé de ce trouble, ce qui rend la chose encore plus difficile à vivre.
Pendant longtemps j’ai cru ne pas avoir fait de baby blues. J’expliquais mes pleurs et ma tristesse lors de la sortie de l’hôpital par un trop plein d’émotions, de peur et de fatigue.
Après plusieurs mois, lorsque j’ai commencé à réellement m’intéresser au post partum, j’ai compris ce que j’avais vécu.
Comment c’est exprimé mon baby blues ?
Angoisse
Pleurs
Irritabilité envers mon mari
Sentiment de tristesse
Envie de solitude
Aucune sensation de plaisir (je m’occupais de mon fils de manière automatique)
Hyper vigilance maternelle
Qu’est ce qui m’a aidé ?
La présence précieuse de ma maman !
Je ne lui ai jamais verbalisé mon ressentis, sûrement parce que je le refoulais à moi même également.
Je suis restée chez elle pendant 3 semaines et elle s’occupait de tout : courses, repas, ménage, linge. Je n’avais qu’à m’occuper de mon bébé et suivre son rythme. Le fameux « dors quand bébé dort ! » (plus facile à dire qu’à faire, n’est-ce pas?).
Lorsque bébé faisait la java la nuit, elle s’en occupait le matin pour que je puisse dormir sereinement jusqu’à la prochaine tétée !
Je suis sortie de cet état du jour au lendemain, sans réelle explication. C'est comme si j'avais réalisé que mon bébé dépendait totalement de moi et qu'il fallait que je me reprenne pour lui.
Mes conseils pour traverser un baby blues plus sereinement :
Exprimer ce que vous ressentez à vos proches
Ne culpabilisez pas
Demandez de l’aide pour les tâches ménagères
Laissez bébé avec papa ou un proche et accordez vous des moments seules (1 ou 2h) pour dormir, prendre un bain, aller marcher
Si les symptômes persistent au delà de 15 jours, il est probable que la maman entre en dépression post partum.
Si vous avez un doute concernant une éventuelle dépression, il existe un outil de dépistage : l’échelle d’Edimbourg (EDPS).
Dans tout les cas, n’hésitez pas à en parler et à vous rapprocher d’un professionnel (sage femme, psychologue) !
Un conseil à toutes les jeunes et futures mamans : entourez vous et demandez de l’aide !
See you soon !
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